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Choses à Savoir TECH VERTE

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Choses à Savoir
Episodes
  • L’impact des data centers ressenti jusqu’à 10 km de distance ?
    Apr 23 2026

    La course à l’intelligence artificielle entraîne une multiplication spectaculaire des centres de données à travers le monde. En France aussi, ces infrastructures sont encouragées, notamment au nom de la souveraineté numérique. Mais derrière cette expansion, les impacts environnementaux commencent à inquiéter.


    On connaît déjà leur consommation énergétique massive. Ces installations, qui hébergent des milliers de serveurs, nécessitent une alimentation électrique continue et très importante. Mais une nouvelle étude, encore en prépublication sur la plateforme scientifique arXiv, s’intéresse à un aspect moins visible : la chaleur qu’elles dégagent. Car faire fonctionner ces machines génère énormément de chaleur. Pour éviter la surchauffe, il faut les refroidir en permanence. Résultat : jusqu’à 40 % de l’énergie consommée par un centre de données sert uniquement à ce refroidissement. Une partie de cette chaleur est parfois récupérée pour chauffer des bâtiments, mais dans la majorité des cas, elle est rejetée dans l’air ou dans l’eau.


    Les chercheurs ont analysé plus de 8 400 centres de données dits « hyperscalers », ces installations géantes dédiées notamment à l’IA. Leur constat est frappant : la mise en service d’un tel site pourrait augmenter la température locale d’environ 2 degrés en moyenne, avec des pics dépassant parfois 9 degrés. Et cet effet ne se limite pas aux abords immédiats. Une hausse de température d’environ 1 degré reste mesurable jusqu’à 4,5 kilomètres de distance. Il faut parfois s’éloigner de 10 kilomètres pour ne plus percevoir cet impact. On parle ici d’un effet de « microclimat », comparable à un îlot de chaleur.


    Reste une incertitude importante : quelle part de cette chaleur provient directement des serveurs, et quelle part est liée aux bâtiments eux-mêmes, qui accumulent et restituent la chaleur du soleil ? Les chercheurs appellent à approfondir ces analyses. Quoi qu’il en soit, l’enjeu est loin d’être marginal. Selon l’étude, plus de 340 millions de personnes vivent à moins de 10 kilomètres d’un centre de données.

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    2 mins
  • Une entreprise abandonne l’écologie et fonce sur l’IA ?
    Apr 22 2026

    L’intelligence artificielle est partout. Promesse d’avenir pour les uns, nécessité stratégique pour les autres, elle attire désormais des acteurs bien au-delà du secteur technologique. Dernier exemple en date : la marque américaine Allbirds, connue pour ses chaussures… et son positionnement écologique.


    Peu connue en Europe, Allbirds a pourtant été, aux États-Unis, une référence, au point d’être surnommée « la marque de la Silicon Valley ». Une image construite autour de produits durables et d’un engagement environnemental fort depuis sa création en 2015. Mais aujourd’hui, changement radical de cap. L’entreprise a annoncé qu’elle quittait purement et simplement le secteur de la chaussure. Elle va céder ses actifs et sa marque, qui continueront d’exister sous un nouveau propriétaire. De son côté, la société se réinvente sous un nouveau nom : NewBird AI.


    Son nouveau métier ? L’intelligence artificielle. Plus précisément, la construction d’infrastructures informatiques dédiées à l’IA. Concrètement, cela passe par l’achat massif de GPU, des processeurs graphiques très puissants, utilisés pour entraîner et faire fonctionner les modèles d’intelligence artificielle. L’idée est ensuite de louer cette capacité de calcul à des entreprises qui en ont besoin. Mais ce virage ne s’arrête pas là. Il s’accompagne aussi d’un changement de philosophie. Allbirds avait bâti sa réputation sur des objectifs environnementaux ambitieux. Désormais, la nouvelle entité entend prioriser les intérêts de ses actionnaires, sans obligation de concilier cette stratégie avec des enjeux écologiques. Un tournant à 180 degrés, qui n’a pas laissé les marchés indifférents. À l’annonce de cette transformation, l’action de l’entreprise a été multipliée par dix en quelques heures. Si le cours s’est ensuite stabilisé, il reste largement supérieur à son niveau précédent.

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  • Les câbles sous-marins « menacés » par l’écologie ?
    Apr 21 2026

    L’Europe avance sur le front climatique, mais à quel prix pour sa compétitivité industrielle ? La question se pose avec acuité dans un secteur pourtant discret, mais essentiel : celui des câbles sous-marins, qui transportent l’immense majorité des données internet à l’échelle mondiale.


    À partir du 1er janvier 2027, deux acteurs français majeurs, Alcatel Submarine Networks et Orange Marine, seront intégrés au système européen d’échange de quotas d’émission de CO₂, plus connu sous le nom d’ETS. Ce mécanisme impose un coût aux entreprises en fonction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Concrètement, cela revient à payer une sorte de « taxe carbone » sur leurs activités. Pour ces entreprises spécialisées dans la pose et la réparation de câbles en mer, cette évolution pourrait avoir des conséquences importantes. Elles alertent sur un risque de perte de compétitivité face à leurs concurrents étrangers, qui ne seront pas soumis aux mêmes règles.


    Le fonctionnement du dispositif est simple, mais contraignant. Lorsqu’un navire opère entre deux ports de l’Union européenne, 100 % de ses émissions sont prises en compte. Si l’un des ports se situe hors de l’UE, seule la moitié est comptabilisée. Mais dans les faits, cela pénalise les entreprises européennes, dont les bases sont situées sur le territoire de l’Union. Résultat : un navire basé en Europe pourrait être taxé à l’aller… puis au retour, même pour une mission en pleine mer. Pendant ce temps, des concurrents opérant depuis des ports situés hors UE, au Royaume-Uni par exemple, échapperaient en grande partie à ces coûts.


    Les dirigeants des deux groupes dénoncent une « distorsion de concurrence ». Ils redoutent même des décisions stratégiques lourdes, comme le déplacement de certaines activités vers des pays non soumis à ces contraintes, notamment pour le stockage de matériel. Pourtant, ces acteurs occupent une place clé sur le marché mondial. Alcatel Submarine Networks détient à lui seul près d’un tiers du marché, face à des concurrents américains et japonais. Face à cette situation, les entreprises demandent une exemption ciblée, qui ne concernerait que quelques navires spécialisés chaque année, sur des centaines de milliers de bateaux opérant en Europe.

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